Retour volontaire et réinsertion
Le programme d'accompagnement au retour volontaire et de réinsertion socio-économique piloté par la DAOSAR
Le programme d'accompagnement au retour volontaire et de réinsertion socio-économique piloté par la DAOSAR
La Direction de l'Accueil, de l'Orientation, du Suivi et de l'Aide à la Réinsertion (DAOSAR) pilote le programme de retour volontaire destiné aux Ivoiriens établis à l'étranger qui souhaitent revenir s'installer en Côte d'Ivoire. Ce programme offre un cadre structuré et sécurisé pour accompagner chaque migrant dans sa démarche de retour, depuis la prise de décision jusqu'à la réinsertion effective.
Le retour volontaire repose sur un principe fondamental : chaque personne doit pouvoir rentrer dans la dignité, avec un accompagnement adapté à sa situation personnelle et professionnelle. Le programme est entièrement gratuit et ouvert à tous les ressortissants ivoiriens, quel que soit leur pays de résidence ou la durée de leur séjour à l'étranger.
La procédure de retour volontaire se déroule en plusieurs temps. Le candidat au retour prend d'abord contact avec le poste consulaire ivoirien de son pays de résidence ou directement avec la DGIE. Un dossier de demande est constitué, comprenant les informations personnelles, le parcours migratoire et les motivations du retour. Le dossier est ensuite transmis à la DAOSAR pour examen et validation.
Une fois la demande validée, un plan de retour personnalisé est élaboré en concertation avec le demandeur. Ce plan précise les modalités de transport, les conditions d'accueil à l'arrivée et les premières étapes de l'accompagnement.
A l'arrivée à l'aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d'Abidjan, chaque migrant de retour est accueilli par une équipe dédiée de la DGIE. Cet accueil comprend plusieurs prestations essentielles :
Le parcours de réinsertion mis en place par la DAOSAR est structuré en quatre phases distinctes. Chaque étape fait l'objet d'un suivi individualisé pour garantir la réussite du projet de réinstallation.
Dans les premiers jours suivant le retour, un entretien approfondi est réalisé avec un conseiller. Cet échange permet d'évaluer la situation globale du migrant : compétences professionnelles, niveau de formation, situation familiale, état de santé, besoins prioritaires. Un plan d'accompagnement personnalisé est élaboré à l'issue de ce diagnostic.
Sur la base du diagnostic, le migrant est orienté vers le parcours le plus adapté à son profil et à ses aspirations. Trois voies principales sont proposées : la formation professionnelle qualifiante, l'appui à la création d'une activité génératrice de revenus, ou l'insertion dans l'emploi salarié.
Le migrant intègre le programme retenu. Les formations durent de deux à six mois selon le domaine choisi. Pour les créateurs d'activité, un accompagnement renforcé est proposé : rédaction du plan d'affaires, accès au financement, formalités de création d'entreprise et mentorat par un professionnel du secteur.
Pendant une année complète, un référent dédié assure le suivi régulier du migrant. Des bilans mensuels permettent d'évaluer l'avancement du projet, d'identifier les éventuelles difficultés et d'apporter les ajustements nécessaires. Ce suivi prolongé est un facteur clé de réussite de la réinsertion durable.
Le programme de retour volontaire et de réinsertion affiche des résultats significatifs qui témoignent de l'engagement de la DGIE et de ses partenaires au service des migrants de retour.
Ces résultats illustrent la montée en puissance du dispositif et la confiance croissante des Ivoiriens de l'extérieur dans les mécanismes d'accompagnement proposés par l'État.
« J'ai vécu sept ans en Libye dans des conditions très difficiles. Quand j'ai décidé de rentrer, l'OIM et la DGIE ont organisé mon rapatriement. A l'aéroport d'Abidjan, j'ai été accueilli par un agent qui m'a expliqué tout le dispositif. Après une formation en mécanique automobile de quatre mois, j'ai ouvert mon garage à Bouaké. Le suivi mensuel m'a beaucoup aidé à surmonter les moments de doute. Aujourd'hui, j'emploie deux apprentis. »
« Après huit ans au Maroc, je suis rentrée avec mes deux enfants. La DGIE m'a orientée vers une formation en couture et en gestion. Grâce à l'appui financier du programme, j'ai pu acheter une machine à coudre et du tissu pour démarrer. Mon atelier fonctionne depuis six mois maintenant. »
Le programme de retour volontaire et de réinsertion est mis en oeuvre grâce à une coopération étroite entre la DGIE et plusieurs partenaires nationaux et internationaux. Cette synergie permet de mobiliser des ressources complémentaires au bénéfice des migrants de retour.
L'OIM est le principal partenaire opérationnel du programme. Elle intervient dans l'organisation logistique du retour (transport aérien, transit), l'accompagnement des migrants vulnérables et le financement de projets de réinsertion. L'OIM apporte également son expertise technique dans le suivi et l'évaluation du programme.
L'Union européenne soutient financièrement le programme à travers le Fonds fiduciaire d'urgence pour l'Afrique et d'autres instruments de coopération. Ce soutien permet de renforcer les capacités d'accueil, de financer les formations professionnelles et de développer les infrastructures d'accompagnement sur le territoire national.
La GIZ intervient dans le volet formation professionnelle et insertion économique du programme. Elle apporte un appui technique dans la conception des modules de formation, le renforcement des centres d'accueil et le développement d'outils de suivi des bénéficiaires. La GIZ soutient également des projets pilotes d'insertion dans les secteurs porteurs de l'économie ivoirienne.
Le programme s'appuie également sur un réseau de partenaires institutionnels ivoiriens qui contribuent à la réussite de la réinsertion :
Pour entamer une démarche de retour volontaire, contactez le poste consulaire ivoirien de votre pays de résidence ou écrivez directement à la DGIE via notre page de contact. Votre demande sera traitée en toute confidentialité.